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Les reins de la Terre
Se consument
En plumes légères
Sur le deuil enneigé
De mornes rivières.
Les soupirs des enfants
Glissent en transparence
Sur les facettes diamant
De l’indifférence,
L’eau des yeux égarée
Mouille les labyrinthes pâles,
Multiples voies lactées
Menant aux dieux démembrés.
Soleils fulgurants,
Aigles traversant l’espace,
Des chevaux de ténèbres
Piétinent
Sans laisser de trace.
Villes, mémoires
Cris, emblèmes…
Nantis et anéantis
Sombrent
En chœur
Sous le glas
Du temps écroulé.
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