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Une pute, une flûte.
Une pente, une fente
Incandescente.
Fascination,
Incantation,
Le son déchirant
Des violons sous l’orage.
Sur la butte, le bal
L’alcool
Et la dérive.
Suivre les vagabonds
Étranges et bariolés.
Les enchanteurs
Désenchantés.
Fils de sales gosses
Traînant leur bosse,
Errance, détours,
Malchance
Et infortune.
Passé fantasmé,
Futur rapiécé.
L’étoile obscure
Les poches trouées.
Les insultes
Au corps à corps
Et les mains
Sur les lames
Malhabiles.
Après le chahut,
Viennent les murmures,
La vengeance qui couve…
Juste un peu de jalousie
Égarée au fond des bois.
Le rire des chouettes
Si lugubre,
Les arbres squelettes.
Les gamins espionnent,
Les grands ricanent,
Les vieillards se retournent
Une dernière fois
Avant de dévaler la pente,
Ressortir par la fente
Et ainsi va l’amour
Entre flaques de boue
Et fichus colorés.
Au pied de la butte,
Les braseros, l’alcool,
Les langues de flûtes
Et Maria belle pute,
La peau sur les os,
Les yeux enflammés,
Allez Maria danse !
Danse et danse encore
Pour les archets sauvages
De la lune édentée !
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