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La nuit serpentine
tapie dans les douves
sur l'horizon des arbousiers
La lucarne est moite
fondent nos racines
le soleil plombe les moissons
Ta salive est mauve
la nuit volcanique
brise la houle des draps blancs
Roulés en cloporte
moi et toi ma mousse
dans l'haleine des palmeraies
Treize heures bourdonnent
au clocher des mouches
la nuit secoue ses grands jupons
Jonchées de jachères
comblées de congères
tes jambes sont ruissellement
La nuit serpentine
tapie dans les douves
sur l'horizon des arbousiers
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