(c) Mari Mahr

Soeur de vie

de Ellien

 

C'est bonté cardinale qui s'organise en elle

En passeuse de force et d'énergie, aux vies éteintes, elle dit :

Oubliez les peines muettes, les maux, les écorchures...

Vibrez de nouveau, vibrez encore jusqu'au souffle

Aux abandons, à la détresse, elle caresse d'un trait d'espérance

Et délivre un signal généreux, un don...

Aux dignités perdues et cireuses, elle ouvre un temps d'or

Et le calme des lumières chaudes ceint la nausée retenue

Aux vitres rayées de l'âme, elle déroule un horizon pacifié

Ouvrant de pâles corridors...

C'est un coeur plein vous dis-je
A ceux qui ne voient
A ceux qui n'entendent que le bouillonnement

C'est une gloire sans écho, puissante et fragile
C'est un chant oublieux et révélé

Assise au bord des tourments, vastes et inconnus thanatos
Elle surgit ordinale, au-delà, et rapièce les géométries de l'esprit

Dressée, debout, tendue, faisant face aux tombeaux vivants, les berçant du ton
juste et apaisant

C'est amour magistral qui s'ordonne en elle