Notre temps s’appauvrit
Cambriolé par le doute
Les mots ne nous habillent plus de vertige
Nos gestes n’inventent plus
Le feu dans nos corps
Nous marchons nous marchons
Une étoile survit chaque jour dans nos traces
L’âge de nos baisers
De nos gestes
De notre parole
N’a pas assagi nos pas d’hier
La mémoire n’avait gardé d’eux
Qu’un peu de sable sec
Qui s’échappe par les mille trous de notre mémoire.
Nous marchons nous marchons
Collecteurs de grains de nos souvenirs
Pour calfeutrer le rempart fragile
Qui nous reste pour lutter
Contre la mort totale
De la tendresse. |