Sur la vitre embuée d'un effet romanesque
J'ai joué l'imparfait sur page inconsolable
J'avais le mot qu'il faut pour tracer
l'arabesque
Le tricheur choisissait son jeu incontrôlable
Je m'y perdais souvent avec le vent
des plages
Ranimant des hasards de quelconques
silences
Les voix de tant d'années à rimer
dans les âges
Des oublis de rencontre aux bars des
tristes danses
Mais tous les bars sont tristes et
le temps me décompte
Cette pause-café quand je meurs en
surface
Des heures invendables que le jour
me raconte
Je voulais l'élégance de larges volte-face
Si je me perd un peu au fond des comédies
Je courtise en couvant une envie de
chanson
Bien ou mal faisant face aux accords
interdits
J'aurai de mon enfance décroché les
pompons
Si je me perd souvent dans ma nuit
fanfaronne
C'est que l'heure me presse à prévoir
d'émouvoir
Au fond de ce temps sourd de rêveries
bouffonnes
Un instinct que je cherche que je
veux revouloir
Mais au bout de la page le lecteur
parasite
Cette vitre embuée d'un effet romanesque
Le mot fait la pavane en désaccord
tacite
Ce plante comme un clou au coeur de
l'arabesque