A Georges C.
Nos paillardises de buvard
Elles ne raillaient que dans nos peurs
Nos lourdes mort de l'autre temps
Claquent aux volets de notre enfance
Ces années minces pour nous faire
Ce train de nuit que tu attendais
Ce coup de froid rue du naufrage
Ce soleil fou de fin Janvier
Cette sardane aux petits pieds
Tous ces bouquins de fin de vie
Cette mémoire tricotée
Et tes bourrasques de folklore
Tous les fatras de la mémoire
Comme une vitre éclatée
Ce coup de vieux putain j'ai froid!
Et tout tes mots dans nos glaciers
Le vieux géant qui chavirait
Son regard mort dans la douleur
Et moi, mes mains sur ses épaules
En tortionnaire assassiné
Et cette cuisine de merde
Ce globe blanc chié de mouches
Avec au fond de ce silence
Ces vagues de larme avalées
A cet endroit le monde est vide
On est tout gris on voit demain
On organise le malheur
On s'accommode de nos monstres
Il me faut que tu chantes ...