Et moi de tout mon long dans ma planque
à musique
Ripailleur dans la peau la sueur et
l'amour
Mes nerfs en chanterelles d'une page
impudique
Contre tous leurs slogans et mon âge
en bataille
Parfois c'est un frangin qui rime
des galères
Comme une connivence deux verbes qui
se frôlent
Et puis c'est bel-canto chacun sa
démesure
Et moi de tout mon long dans l'aigre-doux
du temps
Dans cet hiver baroque je jouais l'énergie
Du rouge panoplie ou du noir libertaire
Aujourd'hui bas les masques quand
s'ouvre la blessure
En moi de tout mon long dans ma planque
à musique
L'autre soir en silence mes mots sur
le trapèze
Un peu par habitude me chahutaient
l'enfance
Et l'envie me venait d'un envers du
décor
Dans le nu dans le corps à cheviller
l'instant
Je venais sur le tard mimer une autre
danse
Dramaturge têtu de ma belle dérive
J'étais beau comme un arbre au fin
fond de Rodez
J'étais dans la critique du cirque
poétique
Je fais le tour rapide de mes grands
chevaux vides
Qui n'en finissent pas de me tirer
la langue
Là-bas le monde est plat là-bas bout
du couloir
Le carrelage blanc des dernières musiques