Sur le toboggan de la lune, je réinvente le corps féminin sans aucune protection. Vais-je enfin connaître l’énergie de l’arbre qui saigne comme l’oiseau ? Je rallume la lampe en face de la bibliothèque et j’entends la respiration ou plutôt le raclement des semelles de l’ange sur mes cheveux. Je rejette la tête en arrière et ferme les yeux : c’est toujours le même vieux cliché du ciel et de l’infini qui passe et repasse. Le chat noir fait le gros dos et j’observe cette façon bien étrange qu’il a de guetter la course des étoiles. Il sait sûrement de quoi se nourrit le loup.