Seul cet état des choses où nous nous enfermons parmi d’autres objets
Les traînées d’un sel gris dans tes mains retenues
Les filets de ton ciel et ses aéroplanes
Ses trapèzes d’argent ses danseurs dans l’été
Les nuits de restes les chants dans le cristal
Les casinos d’un soir d’un vent de tourneboule
Sur le sable filé l’épée de la lumière
Cet aveu se termine dans le présent fragile
Quand les animaux morts des arches volubiles
Divaguent lentement sur le ciel délité
Tu t’endormais si peu dans la nuit refermée
Sur des restes d’azur d’un sommeil d’évadé
Et toujours à l’affût de la moindre distance
De murmure en murmure au plus profond du temps
Tu trouvais les raisons d’un poète emmuré
Tu trouvais dans les pluies des chaînes vertébrales
Loin des dorsales nues les misères plombées
Les distances abolies vers l’océan d’étain
Dévidant la mémoire démontée de l’horloge
Le temps semait les graines minérales
Dans le chemins des nuits des pauvres Temuco
Dans la ruine des jours les grands chiens de couleurs
Les champs noirs de la lune et des lèpres de ronces
C’est ainsi qu’il peignait dans des perchoirs de rêves
Tous les oiseaux d’attelles toutes les femmes aimées
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