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Le rideau se lève
sur l'aube d'un mythe
et valsent les ombres avec les feux follets.
L'écran trompeur, l'écran postiche
crêpe ses voiles sur l'Absolu.
Le rideau tremble,
une araignée passe,
son filet à mouches au bout de la patte...
Suspense, ironie, un nud à la gorge :
le monde dégorge
son trop-plein d'envie.
Le rideau retombe,
poussière et moisi,
un rire sans joie, un pleur sans tristesse.
La drogue circule
à doses de gourmets,
à lampées de gloutons
et calcine
les petits bonheurs tranquilles.
Alors, se souvenant de ses splendeurs premières
l'Âme
se perçoit nue,
honteuse et solitaire
dans son orgueil déchu.
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