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Ce n'est pas en rongeant les barreaux de ta cage
Que tu t'échapperas de toi?même et du Rien
Pour gagner le grand Tout, ton idole d'espoir
Où s'animent des mondes sans lucre et sans haine.
Ce n'est pas en laissant la poussière des siècles
Se coller à tes yeux, poudrant d'ombre ta joie
Que tu décrypteras le message du jour
Victorieux de la Nuit et de ses gris phantasmes.
Ce n'est pas en rêvant, pâle petite autruche
Qui t'enfouis le cur au creux de l'illusion
Que s'ouvrira pour toi le portique sacré
Où l'esprit, libre enfin, se déploie en lumière.
Ce n'est pas... mais qui sait? Il suffit quelquefois
D'un mot?clé, d'un regard, d'un aveu chuchoté,
D'une main qui se tend, de doigts chauds qui se croisent
Et, pour toi seul brillante, une étoile s'allume,
Une flamme jaillit embrasant l'Univers...
Et tombent calcinés les barreaux de ta cage!
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