(c) Mari Mahr

Vivre

de Anne Castagne

 

C'est peu dire qu'un rien me touche

Rien ou si peu, cet absolu

D'un instant, ce fragment de temps

Ce ressenti déjà enfui

Cette beauté de l'éphémère

passage du Temps sur ma vie,

modulations de la lumière,

respiration de l'infini

 

 

Si peu de chose et cependant

le poids d'être et de disparaître

paradoxe du mouvement

de l'immobile , et son contraire,

la plénitude du précaire

la douleur sourde de nos sangs