L’homme
sur le vélo tire la femme légère,
Le bras mince suit la courbe de l’accoudoir rouillé
L’ombre s’allonge et se mélange au noir.
Rêve
Le dos se courbe, hissé sur la pédale
Chapeau de paille juché sur l’ombre, appui le muscle vieilli,
S’enfuit dans le soir et file
De flaque en flaque blonde au travers de la nuit.
Rêve.
Sillonne l’humain, dans toute la nonchalance
Des soirs d’été qui s’éventent
La tête se balance dans le rythme et l’air chaud
mouvante, la chevelure frissonne au bas du dos.
Rêve
Et partout les lanternes tremblotent de vieillesse
Et toutes les ampoules dansent au bout des fils.
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