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III
l'ample
nuit du vent
happe premiers rêves et derniers soupirs
le sommeil étouffe sueurs bloquées
en tous coins
horizons barbelés
les sentinelles glissent
entre les mines
le pas est fébrile.......... mortel
au suivi aveugle de traces hideuses
dans les champs
le maïs.......... le blé
ne pousseront plus
il ne faut pas s'y aventurer
on ne se moque pas d'un million de mauvaises intentions
hypocritement camouflées
les mines de la mort
la guerre
est finie
a-t-on clamé .......... proclamé
dans les chaumières de la planète
pourtant sur le sol
point de coquelicot
armes meurtrières survivent
larmes et douleurs poursuivent
le souvenir .......... indélébile
les lendemains seront
sans souffle
en ville
la poudre de béton
est fard de paupières
clouant les yeux
des infidèles
la messe
n'est pas enseignement
la croyance se dit droiture
épines sanglantes .......... pour
qui ne sait
s'y recueillir |