Une photographie de Yann Beauson
Au gris de la nuit

par Anita Beldiman-Moore



Les yeux fermés, allongée près de toi,
bercée par ta chaleur,
Je sais à ton souffle apaisé
que tu ne rêves pas encore.
L'oubli des corps dans l'inconscience
nous déporte vers d'autres fonds
L'amour de toi erre sans attaches
à l'orée de mes paupières closes,
Ton bras m'effleure sans me connaître
et se retire comme la mer
Aucun dormeur n'est innocent
dans la crudité sans limites
Et le splendide isolement
où nous enferme le sommeil