Une photographie de Mari Mahr

LEGERETE,

(publié par Poésie Première, n°12)

par Marie BATAILLE

 

Ta main ouverte où je m'enlise
A jamais mon havre d'oubli
A jamais mes sens éblouis
Ta main en effleurante brise

En vent léger

Tes doigts sur ma joue qui s'égarent
Au bord d'un rêve recueilli
Au bord des sons filés en pluie
Tes doigts caressant la guitare

Effleur léger

Ta belle main aux doigts nerveux
Calme immensité qui me ceint
Pesée de velours sur mes seins
Ta main qui joue dans mes cheveux

Ce corps léger

Mon amour ganté de la nuit
Ta main errante sur mon ventre
Ta main ouvrant la porte où j'entre
Me reposer de mes ennuis

Le cœur léger.

Marie BATAILLE