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Les marins le soir
Au fond du bastringue
Cherchent des ralingues
Le long du comptoir
Pour crocher le mal
De mer qui les prend
Quand ils voient le vent
Délaisser leurs voiles
Et trousser des filles
Jusqu'à bout de souffle
Bandant ce maroufle
A leurs écoutilles
Mais les matelots
Qu'ont vu Moby Dick
N'ont qu'une musique
Soluble au Pernod
Pour tanguer d'amour
Au fond du hamac
Ou vider leur sac
Quand il est trop lourd
Alors caressant
D'un violon l'éclisse
De leurs chants maudissent
La mer et le vent
Puis sous les néons
Ces chevaux ramingues
Quittent le bastringue
Dans des tourbillons
L'âme en girandole
Ils gagnent le port
En tirant des bords
Sur leurs quilles molles.
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