Passant
près d’un enterrement, sur le parvis d’une église où étaient assemblés
des proches, sans doute, du corps objet du cérémonial, j’écrasais
avec mon pied, involontairement, du fait de ma démarche très vive,
un énorme scarabée, avec craquement et sang vert qui s’ensuivit
à la seconde même, ne manquant donc de choquer une dame - qui m’en
fit une remarque outrée - persuadée de la cruauté de mon acte, mais
surtout épouvantée par l’association dans son esprit entre les deux
défunts et l’outrage que je faisais donc subir imaginairement à
celui qui lui était le plus proche et peut-être alors l’outrage
que je faisais subir à la mort même du mort - ou des deux - involontaire
écraseur de scarabée que j’étais.
|