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Editorial
du 25 0ctobre 2000
Projecteurs
sur Vincent di Sanzo, par Emmanuel Hiriart et Silvaine Arabo
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Un dernier rayon de soleil ruisselait sur la pierre. L'ombre engloutissait
le fond du canyon. Du haut de son silence elle dissipait toute présence en
un vague souvenir. Assis sur la roche douce et chaude comme la peau d'une
femme je laissais mon esprit s'égarer. Aux lisières imprévues où peut mener
la moindre errance. En une étincelle de lucidité je partageais la vision
cosmique des Anciens pour cet autre possible. Et de croire un instant à la
vie harmonieuse avec l'univers et avec les hommes.
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