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Editorial
du 25 0ctobre 2000
Projecteurs
sur Vincent di Sanzo, par Emmanuel Hiriart et Silvaine Arabo
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La nuit brûle le parfum de nos rêves. Au seuil de l'oubli, ces griffures
tentent vainement d'en capter l'essentiel. L'essentiel ? un rien, une trace
lumineuse ou sombre, fugue mineure de nos vibrations intimes.
A travers ces fragments, nul message céleste, quelques mots désordonnés,
instants fugitifs d'émotion pudique devant l'infini du désir.
Rêveur, pardonne moi ces fulgurances aux portes du non sens, variations
éphémères, miettes obscures des coulisses d'une âme qui chemine à la lueur
ténue des étoiles filantes.
Mon cour ruisselle
Sous l'embrun de ton venin
Ambroisie mortelle.
Te parler
Reste mon silence le plus précieux.
Emblèmes de nos conversations
Ces points-virgules.
Les étoiles
Féminité de la nuit.
Je laisse une marge blanche
Pour recueillir ton sang d'encre.
Journal intime
De tes yeux démaquillés
Au petit matin.
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