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« Être et Peut-Être. Penser a(u)près (de) Hegel »

 Épilogue de Hegel ou de  la Raison  Intégrale
Montréal, Éditions Bellarmin, 1999
Diffusion

par Jean-Luc Gouin
 

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Photo de J-P Bredenbach

Mes propositions sont élucidantes à partir de ce fait que celui qui me comprend les reconnaît à la fin pour des non-sens, si, passant par elles, sur elles, par-dessus elles, il est monté pour en sortir. Il faut qu’il surmonte ces propositions; alors il acquiert une juste vision du monde.
L. Wittgenstein, Le Tractatus logico-philosophicus, prop. 6,54

    Un livre qui, après avoir tout démoli, ne se démolit pas lui-même, nous aura exaspérés en vain.
Cioran, De l’Inconvénient d’être né

  Penser c’est renoncer au savoir.
Schelling

          Jacques Derrida estime que «le débat avec Hegel est infini et interminable», tandis que son collègue Michel Foucault s'interrogeait: «Une philosophie peut-elle encore exister et qui ne soit plus hégélienne [i]?» Il semble étonnant que ces étoiles du penser contemporain demeurassent ainsi médusées par une philosophie que l'on pourrait croire aux antipodes de la leur, imprégnée du «local» et de la «diffé-rance». C'est qu'ils ne sont pas sans savoir que s'opposer  à Hegel, c'est tout aussi bien l'accueillir [ii].

          Bienvenu ou non, le penseur s'est frayé un chemin qui le conduit au fondement de tous  les pensers, car «on ne peut se demander la signification de la pensée parce que sa signification, c'est elle-même; il n’y a rien derrière (Bei dem Gedanken kann nicht nach einer Bedeutung gefragt werden, weil er selbst die Bedeutung ist; es steckt nichts dahinter [iii].» Loin de nous germer «dans la tête», nous sommes plutôt dans le penser  qui nous tisse et nous possède — et s'en évader, c'est accorder un sens à l'autre-du-penser,  c'est amener avec soi ce qu'on croit délaisser. On ne se libère point du Sens: «Le sens de l'expérience humaine se fait à travers nous, mais pas par nous», dit sagement Paul Ricœur [iv]. Hegel soutient pour sa part que:
«C'est en agissant de travers que l'homme manifeste le plus sa particularité. Le rationnel est la          grand'route où marche chacun et où personne ne se distingue des autres [...] . La plus haute      subsistance-par-soi de l’homme consiste à se savoir déterminé sans réserve par l’Idée absolue »[v].

          On a tempêté avec fureur contre la raison hégélienne depuis près de deux siècles. Mais ne s'est-on pas servi de lui, Hegel, comme d'un alibi pour tenter désespérément d'éviter de pénétrer la terrible nuit — «cette nuit qu'on découvre lorsqu'on regarde un homme dans les yeux (Diese Nacht erblickt man wenn man dem Menschen ins Auge blickt ),» disait-il lui-même à Iéna — où séjourne le négatif de cette raison qui n'est au fond que fortuitement hégélienne? [vi]

          Une raison cachée, mystérieuse ou impénétrable — cette raison analogue à ce Dieu de l'abstraction divine — laisse place à l'imagination, aux “on-verra-plus-tard”, à la sécurité du non-savoir.  Car par sa nature propre de raison   elle incarne le sens, et par là permet des jours heureux d'insouciance en apaisant mes angoisses d'être-de-finitude: «Si Dieu existe, tout est bien...» (Marc-Aurèle, Pensées,  IX, 28, 3). D'autre part, son caractère inaccessible  m'autorise à «laisser aller», à faire confiance — et m'évite surtout d'en faire la rencontre qui risquerait de me faire mourir de ne pas mourir, pour paraphraser Thérèse d'Avila [vii]. Ainsi, de la sorte:
«Nous plaçons Dieu au delà de notre conscience rationnelle, nous nous trouvons du même coup affranchis du souci de connaître sa nature et de reconnaître la présence de la Raison dans l’histoire. La voie est ainsi libre au jeu des hypothèses arbitraires: la pieuse humilité sait fort bien ce qu’elle gagne à de tels renoncements»  [viii].

          En définitive, je ménage la chèvre du Sens et le chou de la tranquillité d'esprit. Je pense récupérer du sens dans la dispense de penser, et c'est alors «la théologie [qui] accorde ce que la spéculation refuse [...] Celle-là est en effet la fuite de celle-ci.» Il n'y a que de mauvaise  foi [ix].

          Par ailleurs, le tragique constitutif de la raison authentique (manifeste, transparente à elle-même), c'est qu'elle n'offre pas d'issue plus que n'en laisse le non-sens ou même l'absurde. Sens ou non-sens, tous deux me chavirent et se jouent de moi dans un univers où je  n'a[i] choisi  ni l'un, ni l'autre. Non, le sens n'est pas moins noueux que le non-sens: je suis dans le sens comme l'oiseau en cage [x]!  Sens et non-sens s'unissent dans un même sans-fond qui me pétrit de part en part sans qu'il soit possible d'arpenter d'autres avenues. Le sens est dictatorial par es/sens/ce [xi].

          Alors, devant le non-sens: à quoi bon exister? Et devant le sens, ai-je autre choix que celui de devenir «collabo» — une alternative à la réconciliation, croix au cœur ou rose dans la croix [xii] ?

 

C omment sortir enfin vainqueur de la défaite   

C omment se réconcilier mais sans résigner

C omment affronter lumière des ténèbres

N' y a-t-il de Liberté que d'obéissance... [xiii]

 



[i]     «Hegel est à l'origine de tout ce qui s'est fait de grand en philosophie depuis un siècle, – par exemple du marxisme, de Nietzsche, de la phénoménologie et de l'existentialisme allemand, de la psychanalyse; – il inaugure la tentative pour explorer l'irrationnel et l'intégrer à une raison élargie qui reste la tâche de notre siècle. [...] On pourrait dire sans paradoxe que donner une interprétation de Hegel, c'est prendre position sur tous les problèmes philosophiques, politiques et religieux de notre siècle». Maurice Merleau-Ponty, Sens et non-sens. Paris, Nagel, 1948, p. 109. Vingt ans plus tard, François Châtelet récidive à son tour dans un Hegel  qui n’a pas vraiment vieilli: «Du marxisme au spiritualisme cosmologique en passant par ce qu'on appelle existentialisme [...], aucune des “philosophies” élaborées depuis un siècle et demi n'a pu se déprendre sérieusement des résultats acquis par Hegel [...] On peut détester le système hégélien – comme Kierkegaard –; on ne peut pas aujourd'hui, si l'on pense que l'activité philosophique a un sens, l'éluder.» Paris, Seuil, Écrivains de toujours, ©1968, p. 164. On saisit d’autant mieux l’affirmation de Kojève: «L’Histoire ne réfutera jamais l’hégélianisme, mais se contentera de choisir entre ses interprétations opposées.» Cité, p. 125, par René Serreau dans son Hegel et l’hégélianisme. Paris, puf, 4e éd., 1972. Pour bien rendre l’ampleur phénoménale de cet h-auteur des cimes, nous proposons le vocable: hégélmonie. (Eu égard à l’apparat critique et bibliographique, nous renvoyons à l’ouvrage d’où est tiré le présent extrait, lequel en constitue la conclusion formelle)

[ii]     Dans une entrevue qu'il accordait au Monde  du 31 janvier 1982, M. Derrida lançait avec évidence: «Les critiques frontales se laissent toujours retourner et réapproprier en philosophie. La machine dialectique de Hegel est cette machination même. Elle est ce qu'il y a de plus terrifiant dans la raison.» Maurice Blanchot tenait un propos identique dans son Entretien infini : «Ce besoin de dépassement qui est le cœur de la raison, laquelle est certes dangereuse, terrible, et, à proprement parler, la terreur même.» Paris, Gallimard, 1969, p. 337.

[iii]     Philo., p. 142 (120). Également: «L’élément vrai de la pensée n’est pas à chercher dans des symboles arbitrairement choisis, mais seulement dans la pensée elle-même (Das wahrhafte Element des Gedankens ist nicht in willkürlich gewählten Symbolen, sondern nur im Denken selbst zu suchen ).» Enc., § 104, add. # 3, p. 541 (222). Nous retrouvons jusqu’au frisson le mot lucide d’Héraclite: «Le maître dont l’oracle est à Delphes ne dit ni ne cache rien, mais seulement signifie.» Et c’est en ce sens qu’il faut comprendre le commentaire de H. G. Gadamer dans son Wahrheit und Methode : «Le point d’Archimède qui permettrait de soulever de ses gonds la philosophie hégélienne ne pourra jamais être trouvé dans la réflexion.»

[iv]     Paul Ricœur, «Hegel aujourd'hui.» Études théologiques et religieuses  (Montpellier). 1974 (49), p. 353. Une puissante tradition rationaliste se profile derrière cette idée, comme nous le rappelle Leibniz dans sa Théodicée  (§ 403), publiée dans la langue de Descartes en 1710: «Nous ne formons pas nos idées parce que nous le voulons; elles se forment en nous [...] suivant notre nature et celle des choses.» «L’homme n’est point à lui-même sa Raison et sa Lumière,» ajoutait semblablement son contemporain Malebranche, quelques années plus tard, dans son Traité de morale. Cf.  aussi Philo., p. 75, 102 et 103.

[v]     «Der Mensch etwas Verkehrtes tut, läßt seine Partikularität am meisten hervortreten. Das Vernünftige ist die Landstraße, wo jeder geht, wo niemand sich auszeichnet [...] Die höchste Selbständigkeit des Menschen, sich als schlechthin bestimmt durch die absolute Idee zu wissen  [...] et nous sommes libres lorsque nous le reconnaissons [le rationnel] comme loi et que nous lui obéissons comme à la substance de notre être (und frei sind wir, indem wir es als Gesetz anerkennen und ihn als der Substanz unseres eigenen Wesens folgen ).» Droit, § 15, add., p. 82 (67), nous soulignons, Enc. § 159, add., p. 589 (304) et Raison, p. 140 (115). À rapprocher certainement encore de ce fragment d'Héraclite, que notre auteur estimait d'ailleurs beaucoup: «Aussi faut-il suivre le logos  commun. Mais bien qu'il appartienne à tous, le vulgaire n'en vit pas moins comme si chacun avait une intelligence particulière.» Traduit par Jean Voilquin, in Les penseurs grecs avant Socrate. Paris, Garnier-Flammarion, 1964, p. 74. Voir Enc., § 24, add. # 2, p. 477, Droit, § 317, p. 318 et même Philo.-7, p. 2117. Hegel avait également écrit – nous citons de mémoire son Histoire de la Philosophie  – que l’originalité consiste à produire quelque chose de tout à fait universel. Bref, le général comme le Grand général de l’Être.

[vi]     La Philosophie de l’Esprit - Realphilosophie. [1805-1806]. Traduction et notes de Guy Planty-Bonjour. Paris, PUF, Épiméthée, 1982, p. 13 (Gesammelte Werke,  Band  8, p. 187). Merleau-Ponty, dans l'article déjà cité de Sens et non-sens,  p. 117, s'est visiblement inspiré de ce passage pour avancer une idée non moins terrible qu'elle reste hégélienne: «La seule expérience qui me rapproche d'une conscience authentique de la mort, c'est l'expérience d'autrui, puisque sous son regard je ne suis qu'une chose, comme il n'est qu'un morceau de monde sous mon propre regard.» On pourrait sans doute à ce sujet prendre plaisir à se remémorer l'histoire du trou de serrure de Sartre.

[vii]     N'est-ce pas cette vertigineuse angoisse que décrit encore une fois l'auteur des Possédés  lorsque, dans les dernières pages, il fait dire à Stavroguine: «Si j'atteignais à cette liberté, j'étais perdu»? Le Nietzsche de Ecce homo [1888] a trouvé une formule foudroyante pour exprimer le sentiment d’une pareille expérience des limites: «Ce n’est pas le doute, c’est la certitude  qui rend fou [...] Nous avons tous peur  de la vérité.» La Philosophie du marteau, avez-vous dit? Gallimard, NRF, Idées, p. 47.

[viii]     «Wird Gott jenseits unseres vernünftigen Bewußtseins gestellt, so sind wir davon befreit, sowohl uns um seine Natur zu bekümmern, als Vernunft in der Weltgeschichte zu finden; freie Hypothesen haben dann ihren Spielraum. Die fromme Demut weiß wohl, was sie durch ihr Verzichten gewinnt.» Raison, p. 60 (41), nous soulignons. Et en récidive: «Au lieu de soumettre sa pensée au travail de l’étude, de plier sa volonté à une discipline pour la transformer en une obéissance librement consentie, il est plus facile de renoncer à la connaissance de la vérité objective, de conserver un sentiment d’oppression et, par là, de sauver son amour-propre (Statt sein Meinen mit der Arbeit des Studiums zu bezwingen und sein Wollen der Zucht zu unterwerfen und es dadurch zum freien Gehorsam zu erheben, ist es das Wohlfeilste, auf die Erkenntnis objektiver Wahrheit Verzicht zu tun, ein Gefühl der Gedrücktheit und damit den Eigendünkel zu bewahren ).» Droit, § 270, rem., p. 273 (419-420). Or, écrivait finement le Cocteau du Rappel à l’ordre, «Le mystère est une position trop favorable pour qu’un esprit bien élevé s’y maintienne».
«On appelle profond un puits dont on ne distingue pas le fond, c’est ainsi que ce qui est caché paraît profond aux hommes; il y a là-dessous de la profondeur, pense-t-on; il se peut aussi qu’il n’y ait rien derrière ce qui est caché (Man einen Brunnen tief nennt, dessen Boden man nicht sehen kann –, so kommt leicht den Menschen das tief vor, was verborgen ist; dahinter stecke Tiefes. Wenn es versteckt ist, so ist auch der Fall möglich, daß nichts dahinter ist ).» Philo., p. 241 (211). «Ce qui est caché n’est jamais que ce qui manque à sa place» estimait Lacan avec le doigté qu’on lui connaissait. On perçoit, si ce n’était fait, comme il est aisé d’abonder dans le sens des Bruno Bauer et des Bakounine, lequel tenait Hegel, dans «Étatisme et anarchie», comme «le véritable père de l’athéisme scientifique moderne.» ...La vision théogonique, manière Bréhier, n’est pourtant pas ridicule. Ainsi va l’hégélianisme.

[ix]     «Theologie gewährt, was die Speculation versagt [...] Denn jene ist die Flucht ausdieser.» Notes et fragments, p. 69 (68) et Ph.-2, p. 85 (392). Il faut admettre en effet avec Anne Hébert, grande dame de la littérature, que «nous craignons, d'une terreur égale, la lumière en nous qui force la pensée, la suscite et lui donne forme, et le passage au grand jour de cette pensée devenue expression et langage». On le sait: «La vérité pensée a comme telle à se prouver à la pensée (Die gedachte Wahrheit als solche sich dem Denken zu bewähren hat ).» Enc., § 159, add., p. 589-590 (306).

[x]     «Souvent Hegel me semble l'évidence, mais l'évidence est lourde à supporter», nous confie Georges Bataille dans Le Coupable. Derrida sait bien pourquoi et il le dit dans une économie de mots remarquable: «La révolution contre la raison ne peut se faire qu'en elle.» L'Écriture et la différence, p. 59. Bernard Bourgeois le souligne de même dans la présentation à sa traduction de l’Encyclopédie : «L’objection qui demande ses raisons  à l’affirmation de la vérité absolue du concept de la Logique se situe d’elle-même en dernière analyse à l’intérieur de la conscience rationnelle ou pensante.» Enc., p. 104. Dans les termes lacaniens de «L'instance de la lettre», cela signifie «qu'il n'est aucune signification qui se soutienne sinon du renvoi à une autre signification». On revient au principium reddendae rationis  de Leibniz.

[xi]     Comme le fait remarquer Jacques Rolland De Renéville, par son in-sondabilité même, le sans-fond abyssal (grundlos ) se montre également frivole  parce que sans fondement: «Le fond se dérobe au sondage et par là il fait défaut.» Aventure de l'Absolu. La Haye, Martinus Nijhoff, 1972, p. 315. Le professeur Ladrière, de Louvain, aurait avancé la jolie façon de dire, à savoir qu’il est “fondant.” Le fond-sans-fond (der Ungrund ) se fond au fond-sans-fondement. Derrière le sérieux du philosophe, l'éclat de rire! Mais au fait: le rire de Qui? Et enfin, de Quoi? C’est ici sans doute que s’insèrerait le jeu de Heidegger, qui est «l’essence même de l’être [...or] le Jeu du monde (das Welten von Welt ) ne peut être, ni expliqué par quelque chose d’autre, ni appréhendé dans son fond à partir de quelque chose d’autre [...] causes, fondements et choses de ce genre demeurent inadéquats au Jeu du monde [...car]  le “parce que” disparaît dans le Jeu.» Respectivement (voir bibliographie du bouquin): Questions I, Essais et Conférences et Le Principe de Raison, pages 300, 214 et 243.
  Il faut ajouter qu'on n'a pas toujours su faire la nuance chez les commentateurs entre ce que nous appelons ici la dictature du sens d’une part, la personnalité propre du philosophe – que d’aucuns ont qualifié de «secrétaire de l’Absolu» – d’autre part. Un “dicteur”, sans doute. Aller plus avant dans la paronymie devient cependant déshonnête. À moins que l’on ne songe à forger “didacteur”, depuis didaktikos  – didactique/ enseignement.

[xii]     «Reconnaître la raison comme la rose dans la croix du présent et se réjouir d'elle, c'est là la vision rationnelle qui constitue la réconciliation  avec la réalité (Die Vernunft als die Rose im Kreuze der Gegenwart zu erkennen und damit dieser sich zu erfreuen, diese vernünftige Einsicht ist die  Versöhnung mit der Wirklichkeit ),» écrit le philosophe en s'inspirant explicitement de la symbolique des rose-croix. Préface à Droit, p. 57-58 (26-27). On rejoint le sage  de Kojève ou le fou  dont parle Nietzsche, et qui paya cher son audace à affronter la vérité les mains nues. Il y a ici quelque chose comme un burnout  du sens. Et certes, nous dit Hegel dans un dernier aphorisme aux accents jacobiens, «L'homme voudrait savoir pourtant pourquoi la nature en est restée avec lui à mi-chemin et ne lui permet que de pressentir là où il exige certitude (Der Mensch möchte er doch wissen, warum die Natur mit ihm auf halbem Wege stehen geblieben und ihn da nur ahnen läßt, wo er Gewißheit fordert ).» Notes et fragments, p. 71 (70). D'où le désespoir du chercheur d'intelligibilité. Nous savons en effet maintenant avec Kojève que si «le Philosophe est mécontent parce qu'il ne sait pas ce qu'il veut, » comme on le croit parfois, c'est bien «parce qu'il ne sait  pas ce qu'il veut». Introduction à la lecture de Hegel, p. 280-281.

• Nous sommes tous des Prométhée enchaînés. •

[xiii]     «C’était écrit, mais nous avons signé.» Shakespeare, César.

 


           Autre extrait du même ouvrage : «Aimer Penser Mourir»           

          

 

           Autre courte réflexion : «Le Rond de Science. Variations sur la notion d'Encyclopédie»