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Voici le troisième article de la série d'Etienne Paguenac,
intitulée Contre la médecine.
Dès la naissance, les nourrissons sont engagés dans
une machine médicale puissante. La médecine s'est
octroyée le droit d'injecter des substances diverses sous
des prétextes qu'elle n'hésitera pas à rejeter
ultérieurement.
Pendant les minutes, les heures ou les journées qui séparent
la mère de son bébé, le corps médical
effectue diverses opérations de conditionnement du nouveau-né.
Alors que toutes les espèces mammifères requierent
un contact immédiat du nouveau-né avec la mère,
nous renonçons à cette exigence naturelle en confiant
les nourrissons à des professionnels. L'idée qu'une
tierce personne puisse apporter au nouveau-né plus qu'une
mère est improbable. Si des indications données à
la mère sur la façon de se comporter avec son nourrisson
peuvent s'avérer utiles, la prise en charge de ce moment
précis de l'existence par un professionnel est une aberration.
La liberté prise par le corps médical d'effectuer
tel ou tel acte sans en référer à la mère
est de surcroît une négation des droits de l'individu.
Dès sa naissance, le nourrisson entame un processus de vaccination
qui le conduira à l'âge adulte. Les nombreuses injections
qui seront effectuées l'immuniseront contre un ensemble de
maladies potentielles qu'il pourrait attraper sans pour autant le
protéger des maladies les plus contemporaines. La chaîne
continue qui relie les premiers hommes à l'homme moderne
s'est constituée sans recourir à ces procédés.
Pendant les millions d'années pendant lesquelles l'espèce
humaine s'est développée, aucun vaccin ne fut nécessaire.
Chaque génération disposait par elle-même des
défenses naturelles pour se reproduire et garantir ainsi
la survie de l'espèce.
Les vaccins consistent à injecter au corps humain des maladies
- inactivées selon le corps médical - que l'individu
pourrait attraper. Cette seule hypothèse résume la
politique de prévention et de santé publique mise
en place depuis près d'un siècle. Nul compte n'est
tenu des individus ayant traversés les grandes épidémies
et qui ont survécu. L'introduction de maladies inactivées
provoque régulièrement des problèmes de santé
majeurs chez certains individus. Raisonnant sur une base statistique,
cela constitue des accidents rappelant désagréablement
un proverbe : on ne fait pas d'omelette sans casser d'ufs.
Le recul n'étant pas suffisant, aucune démonstration
ne peut être faite que les vaccins soient favorables à
l'espèce humaine sur le moyen et le long terme. Certes, certaines
pathologies effroyables telle que la variole ont disparu, mais combien
de nouvelles sont-elles apparues du fait des manipulations de virus,
des modifications génétiques, des rejets industriels
?
L'augmentation effroyable du nombre de cancers et leurs diversités,
toujours attribuées à la pollution ou à l'industrie,
ne pourraient-elles trouver leurs causes dans l'injection massive
de maladies chez les individus ?
Des études rapidement étouffées ont montré
çà et là, la relation potentielle entre certains
troubles - l'autisme et l'hépatite notamment - et les vaccinations.
Malheureusement, des campagnes concertées du corps médical
ont muselé ces rares tentatives.
La liberté même d'être ou de ne pas être
vacciné est inexistante. L'accès aux établissements
scolaires par exemple, requiert un carnet de santé suivi
avec soin. Si vous n'êtes pas d'accord pour que l'on injecte
à votre enfant des substances non garanties, vous devez renoncer
à l'ensemble des services dont vous aurez pourtant besoin.
S'agissant d'une liberté fondamentale, chaque individu devrait
pouvoir décider en conscience de la vaccination ou non de
ses enfants.
Les populations asiatiques et d'Amérique latine qui ne disposent
pas de nos moyens de vaccination connaissent des croissances de
population considérables. Est-ce à dire que l'on peut
vivre sans vaccins ? La logique de la vaccination répond
à une logique économique. Les laboratoires producteurs
de vaccins, dont l'Institut Pasteur, ont besoin des revenus générés
par la vente de ces produits pour fabriquer ceux qui les remplaceront
et ainsi de suite. Sous prétexte de santé publique,
chacun d'entre nous finance un système qui ne garantit finalement
que l'impossibilité relative d'attraper une maladie plutôt
qu'une autre.
La recherche médicale est désormais majoritairement
vouée à la génétique porteuse d'espoir
incertain pour les uns, de revenus assurés pour les autres.
Etienne Paguenac
Billet doux
Sans
vouloir entrer dans la polémique sur les propos d'Étienne
Paguenac sur, et " contre " la médecine, je souhaite
réagir sur un passage de l'article sur la vaccination, concernant
l'espèce humaine et l'idée de nombre.
Il
me semble en effet que si je puis avoir un avis et un intérêt
pour la vaccination et la médecine en général,
la question que je me pose est celle de ma propre survie et non
celle de la survie de l'espèce. Il m'apparaît d'ailleurs
assez naturel que la survie de l'espèce passe par la mienne
propre, en tant que j'en fasse partie et que j'apporte, pour autant
que je puisse le faire, quelque chose de personnel, de sensible
et de tangible au monde.
Les
processus de conscience, d'individuation etc., me semblent d'une
importance extrême, et tout ce qui concerne le fonctionnement
par la statistique, que ce soit dans le sens de la statistique naturelle
qui dirait que l'espèce a survécu sans vaccins, ou
sans médecine, ou que statistiquement les ufs cassés
(c'est à dire les personnes ayant été victimes
de ratés) n'ont qu'à bien se tenir pour le bien de
l'humanité, me paraît ne pas prendre en compte ce qui
caractérise l'être humain, la conscience, le libre
arbitre, le désir, la connaissance de sa mort. Aucun de ces
deux aspects, opposés, statistiques naturelles ou médicales,
ne me semble satisfaisant, dans ce qu'ils nient d'essentiel, à
savoir l'être.
Emmanuel
Bing
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