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100
CHEVAUX DE LEGENDE.
Qui ne se souvient de Jappeloup, petit
cheval, têtu et indiscipliné qui gagna à
Séoul en 1988 ? Ce merveilleux animal qui n’en
faisait qu’à sa tête et devint avec Pierre
Durand son cavalier, une légende dépassant de
loin le milieu purement hippique.
Plus belle conquête de l’homme, le cheval ou plutôt,
les chevaux sont multiples : les champions comme Ourasi ou Une
de Mai. Ceux qui marquèrent l’histoire : Bucéphale
ou Marengo. Les sportifs : pur-sang arabes ou anglais, s’opposant
par leur morphologie aux travailleurs comme l’ardennais,
solide cheval aux qualités incomparables. Le cheval fut
depuis toujours un mythe : ainsi celui du cheval blanc de la
licorne, ou du cheval de Troie. Il fut aussi très souvent
représenté dans l’art : Léonard de
Vinci, Magritte s’y intéressèrent.
Aujourd’hui le cheval ne nous accompagne plus dans la
vie quotidienne mais il reste un merveilleux compagnon pour
ceux qui pratiquent l’équitation. Une source de
rêves infinis qui nous relie aux premiers âges de
l’humanité, à son histoire et à ses
mythes. Histoire magnifiquement révélée
dans ce livre court mais précis et évocateur de
la grandeur du cheval tant par ses photos que par ses textes.
100
chevaux de légende
Myriam Baran
Editions Solar
ICONOGRAPHIE DE LA RENAISSANCE
ITALIENNE
Dans ce dictionnaire, les figures, allégories
et symboles de l’art de la Renaissance sont classés
par ordre alphabétique reprenant les thèmes les
plus souvent abordés par les artistes de cette période.
Ces œuvres souvent destinées à des commanditaires
d’énigmes et de sujets cachés sont en effet
pour le néophyte particulièrement difficiles à
décrypter.
Ainsi Jupiter est souvent représenté en possession
d’un foudre, d’un sceptre et flanqué d’un
aigle pour des raisons bien précises.
Il en va de même pour les saisons fréquemment présentes
dans les décors de l’époque selon des codes
préétablis. Elles sont personnifiées par
des divinités dotées d’attributs précis
: le blé pour l’été, le raisin pour
l’automne, le feu pour l’hiver, les fleurs pour
le printemps.
Quatre grandes catégories de sujets sont abordées
dans ce dictionnaire essentiel, pour comprendre l’art
de la Renaissance : les personnages, les principales allégories,
les thèmes mythiques et enfin les symboles les plus récurrents
de cette période.
Iconographie
de la Renaissance
Elisa de Halleux
Editions Flammarion 320 pages.
L’HISTOIRE
DE L’EGLISE : IMAGES ET DEFIS.
Ce livre se situe aux confins de l’art religieux et de
histoire de l’église. Images et écrits se
complétant et renvoyant leur propre reflet comme dans
le miroir de l’humanité.
Divisé en onze chapitres, le livre commence par décrire
l’église primitive, petite secte juive qui parvint,
étape par étape à celle que nous connaissons
aujourd’hui : l’une des plus importantes du monde.
Relevant en permanence de nombreux défis, qui à
chaque fois bouleversèrent ou manquèrent de la
déstabiliser. Ainsi en fut-il de l’invasion des
barbares ou de la révolution française, mais aussi
de l’anticléricalisme de la toute fin du 19 ème
siècle et du début du vingtième. Actuellement
l’église doit faire face à la déchristianisation,
l’inculturation. Son défi peut-être le plus
difficile à remporter face à la montée
des communautarismes de tous ordres.
Des centaines de photos illustrent cet ouvrage, mais s’il
fallait n’en garder qu’une, peut-être serait-ce
celle, extraordinaire représentant une carte du monde
datant du 13 ème siècle. La terre y est plate
et représente le paradis avec la répartition de
ses fleuves, Adam et Eve après la chute y figurent, ainsi
que Jérusalem, Rome et Constantinople dans une flamboyance
d’ocre et de bleu.
L’histoire
de l’église : images et défis.
Guy Bedouelle.
Editions du Rouergue.
MAISONS
D’ARTISTES.
Claude Monte, Giorgio de Chirico, Gustave
Moreau, André Derain, Réné Magritte : autant
d’artistes dont les maisons ont survécu en l’état
au temps qui passe et dont la visite nous interroge sur celui
qui habita ces lieux.
Ainsi en est-il de Magritte qui dut adapter les goûts
petits bourgeois de sa femme à sa vison plus cubiste
et surréaliste de l’art au quotidien. De ce conflit
naîtra un décor étonnant où dans
la chambre cohabiteront un lit de style Pompadour voulu par
madame Magritte et une penderie cubiste en laque rouge dessiné
par René. Le tout répondant de façon étrange
à l’œuvre de l’artiste. De la cheminée
banale de son salon, il fera jaillir dans une composition :
« la Durée poignardée », une locomotive
noire et fumante aux antipodes de son décor quotidien.
En tout les demeures d’une quinzaine d’artistes
reconnus ou non de leur vivant sont rassemblées dans
ce livre. De Gustave Moreau qui fit un musée de sa maison
à Alfred Kubin qui transforma la sienne en bibliothèque
en passant par Frantisek Bilek qui dessina lui-même sa
demeure monumentale à l’image de sa sculpture.
L’une et l’autre étant « à la
fois liée avec force et passion au monde terrestre et
en harmonie avec le divin qui est de nature mystique. La conjonction
des deux termes de sa pensée devant se traduire dans
le plus petit élément de sa décoration
et dans chaque pièce du mobilier qu’il a aussi
conçus »……
Maisons
d’artistes
Gérard-Georges Lemaire
Editions du Chêne
BESTIAIRE
DU MOYEN-AGE
Le moyen age fut sans doute l’époque
à laquelle les animaux eurent la place la plus importante
dans la vie des hommes et donc dans la représentation.
Qu’elle soit artistique, toponymique, héraldique
ou dans les chansons, proverbes ou autre expression. Présents
même dans les églises sous forme de « lions
féroces », « singes immondes », «
monstres hybrides », selon une diatribe de Saint Bernard
au XII ème siècle. De graves questions se posent
quant à l’existence ou non de l’âme
des animaux.
Cette place de l’animal dans la société
fut à l’originaire de bestiaires merveilleusement
illuminés jusqu’au XIII ème siècle,
où la redécouverte des œuvres d’Aristoste
ou d’Averroès permirent une autre vision plus scientifique
de l’animal.
Naturellement les animaux furent présents dans nombre
d’œuvres littéraires dont la plus célèbre
reste le Roman de Renart.
Ce superbe petit livre démontre l’importance de
l’animal au moyen age, dans la bible, les bestiaires,
sans oublier les livres de chasse ou l’animal en poésie.
Bestiaire
du moyen age
Editions Somogy 102 p.
REUSSIR
TOUTE LA CUISINE SUCREE ET SALEE.
En mille recettes et mille photos, ce
livre s’adresse à tous : de ceux qui font leurs
premiers essais ( pas toujours heureux), aux cuisiniers confirmés
qui ont envie de tester, de connaître des recettes nouvelles.
En effet, de l’œuf préparé tout simplement
au flan aux asperges et aux herbes ou aux œufs au plat
chinois sur légumes sautés, il y a tout un monde
de saveurs à exploiter. Entre les pâtes à
cuisiner de mille façons, connues ou pas et les délicats
sushis si longs à réussir, s’opposent deux
conceptions de la cuisine.
Le tout grâce à des dizaines de recettes proposées,
détaillées avec des explications si claires qu’elles
semblent inratables. De plus ce tour du monde de la cuisine
permet un dépaysement assuré et savoureux.
Réussir toute la cuisine sucrée et salée
: 1000 recettes, mille photos.
Kathrin Ullerich
Editions Solar
VACHES
Dans de nombreux souvenirs d’enfance,
il y a des vaches : ces gros animaux placides, aux doux yeux
bordés de cils immenses. Comme le symbole de la douceur,
à l’image de Solange la vache toute ronde de la
couverture. Les vaches seraient-elles l’équivalent
proche de l’ours, animal fétiche des enfants mais
qu’il est fortement déconseillé d’approcher
?
C’est l’idée implicite de ce livre aussi
simple et beau que son sujet : des vaches par dizaine en gros
plan ou éloignées, perdues dans un paysage de
brume ou de crépuscule doré. Les légendes
sont minimalistes : « Josette » pour une vache couchée
au regard intense qui semble bien se demander ce que lui veut
le photographe. « Déjeuner en paix » expose
la photo d’un animal tranquille paissant, minuscule sous
un arbre immense. Ou encore l’inévitable «
Marguerite », parce que toutes les vaches s’appellent
sûrement un peu « Marguerite ».
Les photos sont superbes, l’absence de texte rend encore
plus forte leur magie, la passion qui habite le photographe
pour son sujet.
Jusqu’à la phrase ultime qui illustre admirablement
le coin de rêve que l’on vient d’entrevoir
à travers les pages de l’ouvrage : « A trop
vouloir décrocher la lune, les hommes risqueraient un
jour de perdre la terre».
Vaches.
Thierry des Ouches
Editions du Rouergue
DE
L’ITALIE A CHAMBORD : 
FRANCOIS PREMIER ET LA CHEVAUCHEE DES PRINCES.
Entre le treizième et le seizième siècle,
la Renaissance vit en grande partie le jour grâce aux
chevauchées guerrières menées par les monarques
français dont le plus connu est François Premier.
Lors de ces guerres, les Français qui vivaient encore
dans des châteaux forts au confort rudimentaire découvrirent
un raffinement, un art de vivre qui leur était inconnu
: la délicatesse des palais, des jardins, la façon
dont étaient vêtus les nobles, les peintures, les
sculptures, les livres.
Et surtout bien sur, les artistes Italiens : Léonard
de Vinci en tout premier lieu, que François Premier réussit
à « apprivoiser » alors que tant d’autres
avaient échoué. En l’artiste, le roi vit
plus le philosophe que le sculpteur, le peintre ou l’inventeur,
et ne parvint à l’établir en France que
tard dans sa vie en 1517. Ainsi virent le jour le codex Leicester
ou la Cène de Troyes réalisée par un peintre
qui fit plus que s’inspirer de l’original en réinterprétant
l’œuvre.
De même, les manuscrits Italiens qui entrèrent
dans les collections françaises influencèrent
l’art de l’enluminure. Ainsi le « Lancelot
du lac » ou « l’éloge funèbre
» de Jean Galéas Visconti sont de véritables
chefs d’œuvres.
Enfin directement inspiré des palais Italiens, le château
de Chambord est sans doute la réalisation la plus marquante
de l’influence des guerres d’Italie, puisqu’il
répond parfaitement aux exigences proposées par
les artistes italiens après divers essais plus ou moins
réussis dans d’autres châteaux.
De
l’Italie à Chambord : François 1er et la
chevauchée des princes français
Sous la direction de Catherine d’Arminjon
Editions Somogy.
MAISONS
DE LA BALTIQUE
Dans cette région où les froides et pures lumières
d’hiver dominent une grande partie de l’année,
les maisons se font chaleureuses. Souvent en bois, elles sont
toujours tournées vers la mer avec leurs tapisseries
ou peintures naïves de Délécardie, leurs
tableaux de marins comme dans cette maison de vacances de l’archipel
de Stockholm. D’autres renouent avec le style gustavien,
l’équivalent du style Louis XVI très épuré
dans les tons de gris et de blanc en parfaite harmonie avec
la nature alentour.
Ailleurs l’influence de l’architecture lapone se
fait sentir avec l’importation d’un sauna originaire
des forets chamanistes de Finlande.
Et partout le maître mot de ces maisons très différentes
est leur totale osmose avec la nature. Tant par les matériaux
utilisés : granit, bois, que par leur implantation, souvent
une île où l’on accède en hiver en
circulant sur la mer gelée.
Dans ce livre écrit par Laura Gutman-Hanhivaara, le dépaysement
est total, le rêve absolu.
Maisons
de la Baltique
Laura Gutman-Hanhivaara
Editions du Chene
CHASSE
A COURRE, CHASSE DE COUR.
La chasse à coure fut longtemps
l’apanage des seuls rois et nobles. Ainsi en mars 1607
Henri IV passa dix jours à Chantilly, chassant neuf jours
sur dix, ne se reposant que le dimanche et prenant treize cerfs.
D’ailleurs les principaux châteaux et palais furent
d’abord des pavillons de chasse directement construits
sur des terres giboyeuses. C’est le cas de Fontainebleau,
Chantilly, Versailles et de bien d’autres.
La chasse à courre était une passion mais presque
un devoir : ainsi les rois ou princes y exerçaient leur
endurance et leur bravoure en vue d’une guerre souvent
proche.
La vénerie aujourd’hui contestée inspira
également de nombreux peintres et sculpteurs. Le duc
d’Aumale, fils de roi Louis Philippe fit reconstruire
le château de Chantilly en suivant sa passion pour la
chasse à courre avec massacres, tapisseries représentant
des étapes de laisser-courre, des portraits de chiens
ou encore des statues de cerfs.
Ce livre exhaustif explore parfaitement le monde assez peu connu
de cette chasse, en deux parties : D’abord, son histoire,
son rôle, l’art qu’elle inspira et présente
ensuite un superbe catalogue des œuvres qui lui furent
dédiées.
Chasse à courre, chasse de cour
Fastes de la vénerie princière à Chantilly
au temps des Condés et des Orléans. 1659-1910
La Renaissance du livre.
LA
LEGENDE DU ROI ARTHUR.
Le roi Arthur est la principale figure
du mythe fondateur de la culture anglo-saxonne, mais de lui
on ne sait pas grand-chose. Sans doute fut-il un « dux
bellorum », un chef de guerre vers la fin du Vème
siècle, mais rien n’est prouvé et il faut
attendre 1138 et « l’Historia regum Britanniae »
de Geofffroy de Monmouth pour qu’apparaisse vraiment le
roi Arthur déjà furtivement évoqué
auparavant.
Dans ce livre, l’historienne Anne Berthelot titulaire
de la chaire de littérature française médiévale
à l’université du Connecticut relève
le défi de raconter sa vie. Depuis la naissance obscure
d’Arthur, un roi sans père enfanté par une
princesse séduite par un « daimon » sous
l’égide de Merlin, jusqu’à sa mort.
Les figures familières de Galaad, Lancelot, Morgane,
Guenièvre et de tant d’autres sont présentes
dans ce bel ouvrage. les lieux mythiques de la légende
Arthurienne : Stonehenge avec ses pierres « qui dansent
», Avalon sont scrupuleusement étudiés sans
oublier Excalibur, l’épée d’Arthur,
un mythe à part entière, le Graal et les chevaliers
de la Table ronde.
Ce livre illustré de fabuleuses miniatures médiévales
peut presque se lire comme un roman avec ses personnages flamboyants
et ses inévitables traîtres, ses histoires d’amour
et le merveilleux qui en émane.
La
légende du roi Arthur
Anne Bethelot
Editions du Chene
MAISONS
D’ECRIVAINS AMERICAINS
Bien sûr, franchir la porte de
la maison d’Ernest Hemingway ne donnera à personne
ne serait-ce qu’une parcelle de son talent. En revanche
l’émotion, elle est bien là. Devant la luxuriance
végétale qui entoure la demeure, la piscine où
il se baignait nu, en scandalisant le voisinage.
Et puis il y a l’ambiance : Les livres, les meubles préservés,
sa machine à écrire, la vue sur le phare de Key
West. Ce lieu si important pour lui, au point de lui inspirer
« le Vieil homme et la mer ». Chef d’œuvre
qui compta beaucoup dans l’obtention de son prix Nobel
en 1954.
Des maisons de très nombreux autres écrivains
figurent dans cet ouvrage : celles d’Eugène O’Neill,
Edith Wharton, William Faulkner….
Un seul regret impossible pourtant : rien sur Fitzgerald qui
n’eut jamais de vraie maison, mais des bars de palaces
pour seul point d’ancrage.
Maisons
d’écrivains américains
J.D MC Clatchy
Editions du Chêne.
GRANDES
COLLECTIONS DE LA RUSSIE IMPERIALE
C’est à l’époque
de Pierre le grand que se constituèrent les toutes premières
collections privées, . Le comte Cheremetiev, un de ses
maréchaux fut l’un des touts premiers à
révéler un esprit de collectionneur, puisque dès
1690, il rapporta de Rome et de Vienne, tableaux et objets.
Mais c’est sans conteste à partir du règne
de Catherine II que s’étoffèrent les plus
importantes et les plus belles collections particulières.
Des hommes à priori très différents, s’intéressèrent
à l’art : aristocrates, diplomates, intellectuels
qui achetèrent eux-mêmes tableaux et sculptures
ou conseillèrent la souveraine.
Au fil des siècles, la Russie put s’enorgueillir
de posséder les toiles, sculptures ou objets les plus
rares grâce aux familles Vorontsov, Galitzine, Youssoupov
et tant d’autres…….
Ces collections sont pour la première fois réunies
dans un ouvrage, car elles furent nationalisées ou dispersées
lors de la révolution d’octobre. C’est donc
une étude inédite sur la richesse artistique de
la Russie impériale que propose Oleg Neverov, conservateur
au musée de l’Ermitage à Saint Petersbourg.
Grandes collections de la Russie impériale
Oleg Neverov, Emmanuel Ducamp.
Flammarion 256 p.
VILLAS,
PARCS ET JARDINS EN ITALIE.
Dans ce livre 200 villas exceptionnelles
nous ouvrent leurs parcs, jardins et panoramas exceptionnels
: vues sur le lac de Come ou de Garde, ou sur le Monte Amiato
près de Sienne.
A la Villa Contarini, près de Padoue, attribuée
sans preuves à Palladio, les fêtes organisées
sur le plan d’eau étaient si fastueuses qu’une
imprimerie avait été installée au cœur
même de la villa afin d’en publier les comptes rendus
!
Chaque jardin est organisé comme un salon, une cour de
palais. La nature y est domestiquée avec maestria, mais
la vue sur l’horizon ajoute et souligne le contraste entre
le jardin cocon et la nature sauvage et infinie qui se dessine
au delà des murs végétaux. Invitation au
rêve et à la beauté, cet ouvrage arrive
à point pour faire oublier les frimas de fin d’année.
Villas,
parcs et jardins en Italie
Philippe Berthier, Patrizia Bellei
La Renaissance du livre
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