LANTEPROPHETE
Philippe
Sollers nest pas un prophète car, dit-il, nous
ne croyons plus à rien, pas même aux prophètes.
Il est celui par qui advient lultime
Il
ne sarrête pas aux fontaines, ne parcourt pas
les villes vaines de leurs lumières et de leurs cris.
Il
ne dénoue pas la chevelure des femmes, ne parcourt
pas la courbure de leurs seins, ne respire pas la couleur
âpre de leurs hanches, ne joue pas sur leurs dents.
A
peine sil tutoie le soleil.
Philippe
Sollers se croit frère de Nietzsche et de Rimbaud,
il nage dans leurs eaux, y voit son reflet et sémerveille.
En
majesté, sans aucun doute, il laisse entre ses doigts
filer la poussière du monde. Une musique sélève
Philipe
Sollers contemple le soleil orange avalé par la mer.