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Tandis que l'affaire Lewinski défraie les chroniques
bien-pensantes, Nathan Zuckerman ouvre le dossier de son voisin
Coleman Silk et découvre derrière la vie très
rangée de l'ancien doyen un passé inouï,
celui d'un homme qui s'est littéralement réinventé
(
) ". Un extrait de la quatrième de couverture
de La tache, le dernier roman de Philip Roth. Peut-on se réinventer
? Philip Roth montre que oui. Mais le passé finit par
exploser à la figure. Et ça fait mal. Le roman
est déjà adapté au cinéma, mais
il y a longtemps que le grand écran ne craint pas l'ineptie.
Comment bien retranscrire au cinéma tous ces monologues
intérieurs qui sont l'une des forces de La tache ? Et
puis, le titre tout en finesse du film, " la couleur du
mensonge "
Libé a dû inspirer les producteurs.
L'été est propice aux gros romans, pas ceux que
l'on baptise avec un zeste de mépris " romans de
plage ", mais les bons gros romans. J'ai donc profité
des conseils d'une amie pour découvrir W.Wilkie Collins,
ami et rival de Charles Dickens, dont le " Pierre de lune
" est considéré comme le premier récit
policier moderne. D'après la quatrième de couverture
(que ferions-nous sans elle ?), Collins " donne au roman
une nouvelle mission : dire et montrer ce qu'il est de bon ton
de taire et de cacher ".
L.P.
de Savy
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