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Le 21 septembre 1992, le
n° 1 s'est coincé dans la boite aux lettres, avec les odeurs
de l'automne.
A chaque changement de saison, il arrive le CHORUS nouveau,
avec toute la chanson.
Un pavé élégant de 194 pages qui fouille les chanteurs, sans
précautions événementielles, sans jauger les notoriétés. Ils
savent chez CHORUS que le succès n'est pas forcément une preuve
de talent, ils savent aussi que l'insuccès n'est pas forcément
une preuve de talent.
Les fameux dossiers CHORUS: Dans chaque numéro deux dossiers
d'au moins vingt pages chacun, avec interviews inédits, analyses
du parcours de l'artiste et discographies complètes. Je me dois
de citer quelques couples CHORUS célébres pour faire ressortir
la diversité et le traitement identique pour les riches et les
moins riches.
Cabrel - Caussimon, Eddy Mitchell - Lény Escudero, Thiéfaine
- Henri Tachan, Goldman - Jean Vasca, Mano Solo - Tri Yann
etc
etc
Bon. Je ne suis pas toujours d'accord avec le choix, ma programmation
personnelle tournerait autour d'une vingtaine de maudits poètes,
et je dois reconnaître que très vite, dans mes pattes, la revue
sombrerait dans une faillite infamante.
Je constate que je viens de parler de moi, au lieu de parler
de la revue CHORUS. Il faut que je sois vigilant, je vais finir
par glisser un petit bout-rimé brinqueballant, histoire de lustrer
mon ego.
Je me reprends.
CHORUS démarre immanquablement par l'éditorial ( ça alors !
) de Fred Hidalgo, c'est toujours pétillant, les mots ne sont
pas mâchés, ça rue parfois dans les brancards, ça glisse vers
la tendresse et ça vocifère aussi, c'est chantant. Après c'est
l'heure de la rubrique " à l'affiche", rencontres avec des artistes
à l'affiche, justement.
Un quart d'heure plus tard "actualité", la critique, plus exactement
la description de la couleur des meilleurs disques du trimestre,
les disques pour les enfants et les livres traitant de la chanson.
Deux bières plus tard voici le cahier "à suivre",une présentation
passionnante d'artistes méconnus souvent à tort comme Gary,
Mona Heftre, Bruno Ruiz, Jean Mouches, Kevin Parent et des centaines
d'autres baroudeurs des planches.
Et puis, au moment où l'on s'aperçoit que tragiquement il est
l'heure de dîner, arrive une dizaine de pages foisonnantes
"a la coda", un condensé de petites informations sur tout ce
qui se passe dans la chanson vivante.
Au final, la double page d'Yves Simon"Chroniques de l'an 1".
Je ne viens de faire qu'un résumé de la revue, on trouve aussi
des dossiers sur les coulisses du métier, les arrangeurs, les
orchestrateurs, la sacem, l'adami, le courrier des lecteurs,
les cadeaux, le coin de l'internaute, enfin le plus simple est
de se rendre sur le site
www.chorus-chanson.fr puis d'acheter la revue en kiosque
au prix dérisoire (pour le pavé) de 80 F, ou mieux encore, de
s'abonner.
Tous les renseignements sont sur le site de CHORUS.
La revue se signale aussi par une qualité de papier qui ajoute
un plaisir tactile et qui rehausse les innombrables photos originales.
Un dernier détail, coté pratique: Imaginons que l'on veuille
arracher une page à CHORUS.
C'est absolument impossible.
La tranche est coulée dans le béton, ainsi il n'y a pas le risque
de sentir l'objet s'effeuiller tristement entre les doigts.
Un roc.
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