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Pascal
Auberson
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Quand
la lune monte, les projecteurs s'allument, un peu de vent dans
le décors pour les odeurs de la lavande et Auberson déboule,
je l'attendais collé sur son piano, il est debout, jouant du tam-tam
sur son abdomen, son thorax, sa glotte, ses épaules, alouette,
alouette, psalmodiant un texte, qui parle je crois de solitude
dans la foule,
c'est dur à suivre mais ça prend aux tripes
et puis on le retrouve en boule cramponné au clavier,virtuose
de finesse il laisse aller des déferlantes,
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Noyé
par la musique, je ne sais plus ce qu'il raconte,
mais il ondule, il est vivant il est sur son théâtre, dans son monde,
Photos Claude Aubry
Barjac
2002, Auberson, Ibañez, Joyet,
Annegarn,
Capart,
Ionatos,
Semal, Val,
Bonjour les humains
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pas
de temps morts, il harponne une guitare qui devient un jeu de percussions,les
doigts de sa main gauche roulent de plus en plus vite
sur le manche,
la main droite tombant en
couperet
fait sursauter le public, la sono tient le choc, tout
est bien. |

je suis sa trace, une heure dans la nuit.

Chapeau, l'artiste.
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