Descente aux vents

Montée de l'aube

Cris princeps élevés
comme alourdis de surdité à espérance d'homme
Fracassante ruche

Tout me parvient d'un vacarme de bonheur
d'une étamine en manque de pollen

Descendre
Des cendres
Je descends une misère à l'œil
et une voile au printemps

Crisser sa plume fragile
Lier sa triste mine
Arborer sa grisure aux tempes
son hasard de guitare

Descendre pour enlever à l'éblouissement de la nuit
un vol de rapace
une courtilière au sable
un souffle à ses louanges

Et comme écartelée à mes oreilles
une profondeur alanguie de mâture me souhaita
le vent de toutes ses risées



 
Bernard Flucha
 
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