![]() Illustration de Jean Marie Durand sur le texte de Bernard Flucha CHANTER A l'ancre aiguë de la mémoire Vienne le chant filin levé Si se rêve grand vent grain noir Un coup de tonnerre désœuvré. Hisser le grand hunier de soi Jambes jalouses de printemps Tramé de voile et de coton Aller du nègre vers les blancs Entends les trois coups de théâtre Joueur sonar de l'inconnu Vois le radar de ton ennui Plonger au milieu de ses nues Flamme chandelle des profondeurs Encore une fois levée de terre Risée ruisselante d'embruns Dans ta poitrine tu prends la mer Et que se lève en roi dernier Sabot de fer ou sabot d'or Tête frappant son écurie Le dé lancé de ton accord. Viennent piaffer tous ses chevaux Grands ébouriffés de la nuit Et l'abreuvoir tremble d'écume Au lac ébroué de ta vie Le soir image la nuit blanche Envahisseur coupeur de têtes Sourdes s'éveillent des pluies battantes Si ta voix sacre son rêve d'être |
||
| Revenir au débutau |