|
Tu avais des mots venus
du fond de tes saisons, des couleurs à donner.
Ton regard dans ses plis, il traîne dans mes nuits.
Quand il m'arrive de massacrer des huîtres, je te garde les plus
vertes, celles qui roulent des vagues, pourtant elles n'ont jamais
le goût d'avant.
Je suis un peu plus seul. J'ai comme un vide d'amitié.
J'ouvre une page pour rien, pour te garder un peu.
Pour moi.
Robert
|