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La
séparation

Dessins
de Taniguchi
©casterman
"L'apaisement
",
Le journal de mon père, tome 3
par Jiro Taniguchi
chez Casterman
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Son
père, qu'il n'avait plus vu depuis des années, est mort.
Venu veiller son corps avec toute sa famille, Yoichi Yamashita se souvient.
Scènes de la vie quotidienne d'un enfant japonais dans les années 50 et
60, avec ses joies et ses peines.

sommaire
BD |
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Trois
volumes pour un adieu. Yoichi est revenu dans son village natal, après
des années d'absence, pour participer aux funérailles de son père,
brusquement décédé. Et durant la longue veillée, alors que ses oncles
et ses tantes vieillissants se rappellent les anecdotes de leur vie avec
le défunt, Yoichi revoit passer devant ses yeux toute son enfance, les
joies et les peines, parfois immenses.
Dans
ce troisième et ultime tome, il a treize ans et veut déjà prendre son
indépendance. La vie familiale auprès de sa soeur, son père et sa
belle-mère l'ennuie. Il tente d'oublier son ennui dans l'athlétisme, dépassant
ses limites de plus en plus loin, jusqu'à l'inévitable accident qui
l'empêchera de poursuivre dans cette voie.
Pour
gagner de l'argent de poche, il travaille dans la fabrique de Saké de son
oncle, un sage à sa manière: "Le saké, c'est comme l'homme, il
faut bien s'en occuper pour avoir de bons résultats". Un oncle qui,
le soir des funérailles, noie justement son chagrin dans le saké.
Puis,
toujours pour fuir sa famille et son ennui, il décide d'aller à
l'université de Tokyo. A huit heures de train de son village natal. Pour
ne pratiquement plus y revenir.
Ainsi,
de tranche de vie en flash-back, c'est toute une existence qui se dessine,
japonaise, bien sûr, avec le style de vie et les coutumes de ce pays,
mais une histoire universelle, aussi. Celle de l'incommunicabilité entre
un père et un fils. Qui découvre ses sentiments réels pour celui-ci au
moment de sa mort, trop tard pour les lui exprimer.
Une
trilogie très émouvante, nostalgique, humaine, superbe.
Patrick Albray |