LE MINOTAURE ET LE MATADOR
Seul au fond du parc "L'homme" piétinait le sable nerveusement; Il était sorti
de l'hôpital depuis une semaine . Ses maux de tête avaient enfin cessé mais avaient
fait place à une angoisse profonde qui ne le quittait plus. Il n'osait plus approcher ses
mains de son visage. il avait l'impression d'y sentir un duvet sous ses doigts et sa peau
devenait si épaisse! il avait la même sensation qu'en caressant son boxer. Son visage
était devenu bronzé , presque noir. Il avait téléphoné à son médecin mais celui ci
s'était presque fâché :
"Monsieur ne soyez pas grognon, vous devriez vous réjouir d'être vivant et d'avoir
gardé votre lucidité! vous êtes mon premier malade en voie de guérison. Beaucoup de
gens vous envieraient parmi tous ceux qui dépensent des fortunes en institut pour obtenir
un bronzage toute l'année , et d'ailleurs mettent en danger la qualité de leur peau! Si
ce duvet vous gêne rasez vous comme avant mais il est certainement peu visible! Continuez
à suivre mon traitement et revenez dans un mois comme convenu. ce phénomène est sans
doute un effet secondaire des médicaments; "
"L'homme" se mit à mordiller une feuille de cerisier. il la trouvait douce et
sucrée. Puis il eut des souvenirs d'effluves d'herbe fraîche ." L'homme "pensa
qu'il lui fallait retourner vers la maison ; la pelouse n'avait pas été tondue depuis
quinze jours. Il en trouverait . En s'approchant il remarqua des odeurs de viande rôtie
qui s'échappaient de la cuisine . Il eut un haut le c¦ur. et en même temps une angoisse
profonde doublée d'un sentiment de frayeur et de colère.
Il cueillit une touffe d'herbe, la respira et reprit un peu ses esprits, puis il la porta
à sa bouche et l'avala en une seule bouchée. Il fut surpris car ses lèvres lui avaient
semblées bizarres elles aussi. mais l'herbe lui redonnait des forces . Il se demanda
pourquoi il ne pensait jamais à s'en nourrir. C'est encore bien meilleur que les fruits
se dit il . Il cueillit encore une poire au passage elle était à peine mûre et croqua
agréablement sous ses dents .
"L'homme" avait envie de réfléchir encore à ce que le médecin venait de lui
dire et l'air était agréable. il fallait qu'il s'habitue à ce physique différent; Il
retourna vers le sable. Il s'installa sur un banc de pierre . Un quotidien était
abandonné un peu plus loin, par terre , sans doute oublié par sa mère hier soir. ; . il
alla le ramasser dans l'intention de le ranger tout à l'heure dans le porte-revues.
"L'homme" savait qu'il serait seul dans la maison la femme de ménage partirait
bientôt : sans doute après avoir terminé de préparer le repas du soir. Vraiment il
n'avait pas envie de la rencontrer, de subir son regard curieux, ses questions à propos
de sa santé et surtout de respirer ces odeurs de rôti .
Il y avait des provisions dans le réfrigérateur et il passerait un week end tranquille.
Sa mère était en voyage d'affaires en Espagne. Il poussa un grand soupir de soulagement.
il sentait un si impérieux besoin de solitude. La fatigue de l'intervention pensait il.
car on lui avait ouvert le crâne pour observer son cerveau. L'hôpital l'avait gardé
quinze jours en observation .
" L'homme" jouait distraitement avec le journal et soudain une photo et un
article attirèrent son attention :
Manuelo Cernero le jeune matador a tué son dixième taureau. Il entreprend une tournée
mondiale qui débutera par une corrida dans les arènes de Barcelone le 15 août.. Il se
sentit frémir de révolte. Il n'avait jamais aimé ce jeu imbécile cette provocation
gratuite d'un animal qui ne demandait rien; cette hypocrisie d'égalité qui mettait un
taureau face à face avec un homme comme si le combat était égal! le taureau n'avait que
sa souplesse , son courage et ses cornes pour combattre alors que l'homme, ce torero
prétentieux, avait des banderilles et un couteau pour achever la bête. il revoyait le
regard étonné de l'animal pendant l'estocade ; un regard de reproche, de tristesse, la
pauvre bête ressentait l'injustice, elle qui avait combattu de tout son courage de toute
son intelligence pour trouver la mort au bout du chemin en récompense ..
"L'homme "se leva et se mit à marcher de long en large ses yeux brûlaient il
serrait les dents il sentait une colère sourde prendre possession de son corps tout
entier. il cracha sur la photo du matador. il tremblait de tous ses membres.
Lui venaient des désirs de meurtre.
Si je savais où rencontrer ce bellâtre se disait il, je lui casserais la figure avec un
plaisir incomparable . Il se sentit fatigué et se rassit sur le banc. La tête lui
tournait , il ferma les yeux et les images furent présentes dans ses yeux. si réelles!
Il se sentait présent dans l'arène, tout son corps frémissait il attendait Manuelo
Cernero. il préparait une tactique , se montrait nonchalant, inoffensif laissait le
matador s'approcher ne cédait pas à la rage qu'il sentait augmenter avec chaque
banderille. Il gardait son calme et tournait avec régularité autour de l'ennemi surpris.
Il n'avait même pas de bave aux lèvres. et tout à coup on entendit un Ah!! résonner
jusque dans les montagnes à 100 km de là. La foule avait hurlé . son matador, était à
terre, sans vie. et le taureau se dirigeait calmement vers la sortie. Il donnait quelques
coups de corne vers les picadors affolés mais moins nombreux car la plupart secouraient
le torero à terre effrayés devant les habits d'or maculés de sang .. Il s'échappait
vers la mer . Il rejoindrait ensuite la campagne, disparaîtrait. L'orgueil de la victoire
le grisait. il ne s'était jamais senti aussi heureux, une force démesurée habitait ses
muscles et faisait pétiller son intelligence.
...
L'homme sursauta. s'éveillant soudain.
Décidément je me sens de plus en plus bizarre! J'ai assisté à une corrida j'en ai
été bouleversé c'est vrai mais nous avions ri de nos émotions irraisonnées et le
faste de la fête nous avait plu à tous . voilà qu'une photo de journal , en noir et
blanc me donne des hallucinations!
Ce médecin se trompe je suis en train de devenir fou se dit il. Je parie que j'ai cette
maladie qui frappe le bétail Creutzeld Jacob Ses jambes tremblaient il eut peur de
s'évanouir et se décida à rejoindre la maison. Il franchit le perron , les odeurs de
rôti étaient atténuées mais encore assez fortes pour lui donner de nouveau mal au
c¦ur. Il décida d'aller se coucher. Il ne prit même pas le temps de se déshabiller et
se laissa tomber sur le lit.
Le lendemain matin Il ne se souvenait plus de l'incident. Il avait très bien dormi; Il
fut surpris de se trouver en tenue de ville , trouva qu'il sentait la transpiration. je
n'ai pas couru pourtant ! il faut absolument que j'aille prendre une douche et que je
fasse ma toilette. Pour se préparer à ce samedi calme il sortit des vêtements de sport
des baskets , et même un flacon d'eau de toilette de lacoste; Cette odeur si forte
décidément l'écoeurait. Il se serait cru dans une étable. Il faudra que je boive
davantage pour éliminer toute cette chimie Je me préparerai du thé vert.
L'homme descendit quand même à la cuisine pour se préparer un café ; cette odeur là
aussi lui parut bizarre, et de nouveau il eut la nausée Il préféra un grand verre d'eau
et mangea une baguette de pain qu'il ne prit pas la peine de beurrer. Lui reprit une envie
d'herbe comme la veille. Il se demanda ce qui lui arrivait et se mit à rire! Il choisit
plutôt une banane à peine mûre. le goût avait une certaine ressemblance et , se dit il
c'est quand même plus normal.
Il se sentait bien reposé et pour se rassurer se dit que ces troubles disparaîtraient
bientôt . Il pensa soudain qu'il avait oubli de prendre les médicaments la veille au
soir;
C'est malin se dit il, justement quand je me sens mal à l'aise. Il reprit un verre d'eau
et avala tous les cachets, avec application. Il ajouta un calmant supplémentaire; se
disant que ça l'aiderait à calmer ce malaise bizarre.
Il était prêt pour la toilette.
Il entra dans la salle de bains, ouvrit les robinets ; une vapeur couvrit les miroirs . Il
y voyait
pourtant une ombre bien foncée et son visage semblait déformé. Le reflet de la lampe à
travers la buée sans doute créait cette illusion d'optique Il pénétra dans la
baignoire. La chaleur lui fit du bien. il sentait ses muscles se détendre, enfin. Il se
détendit dans la mousse un bon quart d'heure, Les miroirs s'éclaircissaient, l'eau
était presque froide . Il se leva, prit la serviette, se retourna, poussa un cri horrible
:
Il avait une tête de taureau. Il était devenu minotaure
Textes avec commentaires :
Texte d'Hélène commenté [les commentaires sont
entre crochets.]
LE MINOTAURE ET LE MATADOR
Seul au fond du parc "L'homme" piétinait le sable nerveusement;
[Je m'installe donc dans une présence-absence, témoin de cette existence.]
Il était sorti de l'hôpital depuis une semaine. Ses maux de tête avaient enfin cessé
mais avaient fait place à une angoisse profonde qui ne le quittait plus.
[Dois-je donc imaginer l'angoisse en lieu des maux précédents (à la tête) ? il semble
que oui.]
Il n'osait plus approcher ses mains de son visage.
[Le fait de mettre un possessif devant "mains" et devant "visage" (la
norme grammaticale serait : les mains du visage) m'invitent à situer ces parties du corps
comme étrangères, à douter qu'elles sont siennes.]
il avait l'impression d'y sentir un duvet sous ses doigts et sa peau devenait si épaisse!
il avait la même sensation qu'en caressant son boxer. Son visage était devenu bronzé,
presque noir. Il avait téléphoné à son médecin mais celui ci s'était presque fâché
:
[J'apprends donc, au fil de la métamorphose, quelques détails sur les repères sociaux
du personnage - son boxer, son médecin.]
"Monsieur ne soyez pas grognon,
["Grognon" me paraît si mignon - un euphémisme sans doute par rapport au drame
que vit l'homme, à son angoisse mentionnée, et aux reproches que je ne peux m'empêcher
d'imaginer qu'il adresse à celui dont il attend l'aide, sinon d'être sauvé.]
vous devriez vous réjouir d'être vivant et d'avoir gardé votre lucidité! vous êtes
mon premier malade en voie de guérison. Beaucoup de gens vous envieraient parmi tous ceux
qui dépensent des fortunes en institut pour obtenir un bronzage toute l'année , et
d'ailleurs mettent en danger la qualité de leur peau!
[Seulement la qualité ? pas leur peau tout entière ? quelle qualité ?]
Si ce duvet vous gêne rasez vous comme avant mais il est certainement peu visible!
Continuez à suivre mon traitement et revenez dans un mois comme convenu. ce phénomène
est sans doute un effet secondaire des médicaments; "
[Je t'encourage à ponctuer plus minutieusement pour dégager l'attention du lecteur (lui
donner des marques facilement repérables de l'organisation de la phrase : il me semble
que l'attention accordée au déchiffrage pour respecter le mouvement de la phrase réduit
mon activité d'imagination.]
"L'homme" se mit à mordiller une feuille de cerisier. il la trouvait douce et
sucrée. Puis il eut des souvenirs d'effluves d'herbe fraîche .
[D'accord ! je ne témoigne donc pas à distance, je suis invitée dans son intimité, je
mordille cette "feuille de cerisier" avec lui -merci pour cette expérience
inhabituelle pour moi :-D]
" L'homme "pensa qu'il lui fallait retourner vers la maison ; la pelouse n'avait
pas été tondue depuis quinze jours. Il en trouverait . En s'approchant il remarqua des
odeurs de viande rôtie qui s'échappaient de la cuisine . Il eut un haut le c¦ur. et en
même temps une angoisse profonde doublée d'un sentiment de frayeur et de colère.
[Là je le suppose chez lui, homme d'aisance et de pouvoir, et je commence - à cause du
titre et des symptômes précédents, mais surtout depuis mes mignardises d'herbivore, et
l'angoisse aux fumets de rotis, à l'imaginer dans sa mutation taurine.]
Il cueillit une touffe d'herbe, la respira et reprit un peu ses esprits, puis il la porta
à sa bouche et l'avala en une seule bouchée. Il fut surpris car ses lèvres lui avaient
semblées bizarres elles aussi. mais l'herbe lui redonnait des forces . Il se demanda
pourquoi il ne pensait jamais à s'en nourrir. C'est encore bien meilleur que les fruits
se dit il . Il cueillit encore une poire au passage elle était à peine mûre et croqua
agréablement sous ses dents .
"L'homme" avait envie de réfléchir encore à ce que le médecin venait de lui
dire et l'air était agréable. il fallait qu'il s'habitue à ce physique différent; Il
retourna vers le sable. Il s'installa sur un banc de pierre . Un quotidien était
abandonné un peu plus loin, par terre , sans doute oublié par sa mère hier soir. ; . il
alla le ramasser dans l'intention de le ranger tout à l'heure dans le porte-revues.
"L'homme" savait qu'il serait seul dans la maison la femme de ménage partirait
bientôt : sans doute après avoir terminé de préparer le repas du soir. Vraiment il
n'avait pas envie de la rencontrer, de subir son regard curieux, ses questions à propos
de sa santé et surtout de respirer ces odeurs de rôti .
Il y avait des provisions dans le réfrigérateur et il passerait un week end tranquille.
Sa mère était en voyage d'affaires en Espagne. Il poussa un grand soupir de soulagement.
il sentait un si impérieux besoin de solitude. La fatigue de l'intervention pensait il.
car on lui avait ouvert le crâne pour observer son cerveau .L'hôpital l'avait gardé
quinze jours en observation .
[Seulement quinze jours, pour un crâne ouvert, je pense aux restrictions de crédits.]
" L'homme" jouait distraitement avec le journal et soudain une photo et un
article attirèrent son attention :
Manuelo Cernero le jeune matador a tué son dixième taureau. Il entreprend une tournée
mondiale qui débutera par une corrida dans les arènes de Barcelone le 15 août.. Il se
sentit frémir de révolte. Il n'avait jamais aimé ce jeu imbécile cette provocation
gratuite d'un animal qui ne demandait rien; cette hypocrisie d'égalité qui mettait un
taureau face à face avec un homme comme si le combat était égal! le taureau n'avait que
sa souplesse , son courage et ses cornes pour combattre alors que l'homme, ce torero
prétentieux, avait des banderilles et un couteau pour achever la bête.
[Et des magnétoscopes et un logiciel de simulation, ne puis-je m'empêcher de
poursuivre...]
il revoyait le regard étonné de l'animal pendant l'estocade ; un regard de reproche, de
tristesse, la pauvre bête ressentait l'injustice, elle qui avait combattu de tout son
courage de toute son intelligence pour trouver la mort au bout du chemin en récompense ..
"L'homme "se leva et se mit à marcher de long en large ses yeux brûlaient il
serrait les dents il sentait une colère sourde prendre possession de son corps tout
entier . il cracha sur la photo du matador. il tremblait de tous ses membres.
Lui venaient des désirs de meurtre.
Si je savais où rencontrer ce bellâtre se disait il, je lui casserais la figure avec un
plaisir incomparable . Il se sentit fatigué et se rassit sur le banc. La tête lui
tournait , il ferma les yeux et les images furent présentes dans ses yeux. si réelles!
Il se sentait présent dans l'arène, tout son corps frémissait il attendait Manuelo
Cernero. il préparait une tactique , se montrait nonchalant, inoffensif laissait le
matador s'approcher ne cédait pas à la rage qu'il sentait augmenter avec chaque
banderille. Il gardait son calme et tournait avec régularité autour de l'ennemi surpris.
Il n'avait même pas de bave aux lèvres. et tout à coup on entendit un Ah!! résonner
jusque dans les montagnes à 100 km de là. La foule avait hurlé . son matador, était à
terre, sans vie. et le taureau se dirigeait calmement vers la sortie. Il donnait quelques
coups de corne vers les picadors affolés mais moins nombreux car la plupart secouraient
le torero à terre effrayés devant les habits d'or maculés de sang .. Il s'échappait
vers la mer . Il rejoindrait ensuite la campagne, disparaîtrait. L'orgueil de la victoire
le grisait. il ne s'était jamais senti aussi heureux, une force démesurée habitait ses
muscles et faisait pétiller son intelligence.
...
L'homme sursauta. s'éveillant soudain.
Décidément je me sens de plus en plus bizarre! J'ai assisté à une corrida j'en ai
été bouleversé c'est vrai mais nous avions ri de nos émotions irraisonnées et le
faste de la fête nous avait plu à tous . voilà qu'une photo de journal , en noir et
blanc me donne des hallucinations!
Ce médecin se trompe je suis en train de devenir fou se dit il. Je parie que j'ai cette
maladie qui frappe le bétail Creutzeld Jacob Ses jambes tremblaient il eut peur de
s'évanouir et se décida à rejoindre la maison. Il franchit le perron , les odeurs de
rôti étaient atténuées mais encore assez fortes pour lui donner de nouveau mal au
c¦ur. Il décida d'aller se coucher. Il ne prit même pas le temps de se déshabiller et
se laissa tomber sur le lit.
Le lendemain matin Il ne se souvenait plus de l'incident. Il avait très bien dormi; Il
fut surpris de se trouver en tenue de ville , trouva qu'il sentait la transpiration. je
n'ai pas couru pourtant ! il faut absolument que j'aille prendre une douche et que je
fasse ma toilette. Pour se préparer à ce samedi calme il sortit des vêtements de sport
des baskets , et même un flacon d'eau de toilette de lacoste; Cette odeur si forte
décidément l'écoeurait. Il se serait cru dans une étable. Il faudra que je boive
davantage pour éliminer toute cette chimie Je me préparerai du thé vert.
L'homme descendit quand même à la cuisine pour se préparer un café ; cette odeur là
aussi lui parut bizarre, et de nouveau il eut la nausée Il préféra un grand verre d'eau
et mangea une baguette de pain qu'il ne prit pas la peine de beurrer. Lui reprit une envie
d'herbe comme la veille. Il se demanda ce qui lui arrivait et se mit à rire! Il choisit
plutôt une banane à peine mûre. le goût avait une certaine ressemblance et , se dit il
c'est quand même plus normal.
Il se sentait bien reposé et pour se rassurer se dit que ces troubles disparaîtraient
bientôt . Il pensa soudain qu'il avait oubli de prendre les médicaments la veille au
soir;
C'est malin se dit il, justement quand je me sens mal à l'aise. Il reprit un verre d'eau
et avala tous les cachets, avec application. Il ajouta un calmant supplémentaire; se
disant que ça l'aiderait à calmer ce malaise bizarre.
Il était prêt pour la toilette.
Il entra dans la salle de bains, ouvrit les robinets ; une vapeur couvrit les miroirs . Il
y voyait
pourtant une ombre bien foncée et son visage semblait déformé. Le reflet de la lampe à
travers la buée sans doute créait cette illusion d'optique Il pénétra dans la
baignoire. La chaleur lui fit du bien. il sentait ses muscles se détendre, enfin. Il se
détendit dans la mousse un bon quart d'heure, Les miroirs s'éclaircissaient, l'eau
était presque froide . Il se leva, prit la serviette, se retourna, poussa un cri horrible
:
Il avait une tête de taureau. Il était devenu minotaure!
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